samedi 12 août 2017

Choisir son couteau


Un couteau pour quoi faire ?

En situation normale, je ne porte que très rarement un couteau sur moi. D’abord, c’est inutile et ensuite, c’est interdit. J’ai simplement, au fond de mon sac de travail, un petit pliant à lame de 7 cm qui côtoie d’autres accessoires constituant mon EDC.
Par contre, dans le cadre d’une rupture de normalité, le port du couteau s’avèrera des plus utile. Toute la difficulté est de choisir le bon couteau adapté à un maximum de situations.

Le couteau de survie. Un mythe !

Tous les couteaux sont des couteaux de survie. Du plus petit au plus grand. Le tout, c’est qu’il convienne pour faire face à une situation donnée. Difficile de fendre une bûche avec un couteau suisse ! Difficile d’extraire une écharde avec un couteau de camp !
De plus, marketing oblige, la majorité des fabricants ramènent la survie au buschcraft.
Je pense sincèrement que survivre en ville sera très différent que survivre dans les bois.
Donc, deux couteaux différents pour un même objectif. Le couteau des villes et le couteau des champs… en quelque sorte.

Le couteau de survie urbaine, en plus d’être outil, devrait également être taillé pour la défense et le combat. L’idée d’envisager le combat au couteau est très discutable mais ce n’est pas l’objet du présent post.

La règle de trois de la vie :
  • sécurité 
  • alimentation
  • reproduction

La règle de trois de la survie :
  • la bêtise vous tuera en trois secondes  
  • l’hypothermie vous tuera en trois heures
  • la soif vous tuera en trois jours
  • la faim vous tuera en trois semaines

Compte tenu de ces règles, un couteau doit vous permettre :
  • de vous défendre (toujours très risqué)
  • de vous nourrir (chasser, préparer la nourriture, ouvrir une boite de conserve, ...)
  • de vous imposer à la femelle ou au mâle reproducteur (facultatif)
  • d’accéder à l’eau (découper une bâche, percer un réservoir ou une canalisation,...)
  • d’accéder à un abri (construire un abri, forcer une porte, …)
  • de préparer un feu (couper du bois, …)

Couteau pliant ou couteau à lame fixe ?

Préférez toujours un couteau à lame fixe, de préférence plate semelle, bien plus solide et polyvalent qu’un couteau pliant.
Le pliant viendra en appoint pour les petits travaux de précision.

Quelle forme de lame ?

Le « design » des couteaux que l’on trouve dans le commerce est très varié. De manière générale, les lames au look agressif et fantaisistes sont à éviter car totalement inutiles.



Les lames les plus probables sont dites :
  • classiques avec dos droit et fil courbe
  • drop point avec dos et fil courbe
  • tanto d’inspiration japonaise



Toutes les formes peuvent présenter un double tranchant total ou partiel.

Les fils concaves (recurve) sont nettement plus difficiles à affûter que les fils droits ou convexes.

Quelle émouture ?

L’émouture est le profile de la lame.

Emouture plate :
Les deux côtés de la lame sont plats. Le profile forme un V du fil au dos. Gage de solidité !



Emouture sabre :
Il s’agit d’une émouture plate partielle. La partie inférieure du profile est en V tandis que les deux côtés de la partie supérieure sont parallèles. Typique des couteaux scandinaves !



Emouture creuse :
Semblable à l’émouture sabre mais avec un profile en V dont les côtés sont concaves. Efficacité redoutable ! Fragile !



Emouture convexe :
Semblable à l’émouture plate mais avec les deux côtés du profile en V convexes. Affûtage aisé ! Plutôt rare.



Et les dents, alors ?

Certaines lames présentes une denture soit sur une partie de la longueur du tranchant, soit sur le dos.
Fonctionnalité des plus intéressante car très utile pour trancher les gros cordages, les sangles d’amarrage ainsi que les matériaux tendres comme par exemple le bois et les matières plastique.



Quel acier ?

La dénomination de l’acier utilisé inscrite sur la lame n’apporte que peu d’indications à l’utilisateur lambda.
Pour faire simple, tous les aciers sont compris entre :
  • les aciers au carbone, solides, tendres et qui rouillent.
  • Les aciers inox, durs et cassants.
Pratiquement tous les intermédiaires sont sur le marché. Régulièrement, l’industrie nous propose le dernier acier miracle vendu au prix de l’or.

Quelques constats :
  • les aciers qui hier étaient les plus performants sont aujourd’hui des aciers bas de gamme et bon marché. Je pense qu’ils font toujours le travail.
  • l’inox offre plus d’avantages que le carbone. Pour ce qui est de la solidité, il faut savoir qu’un couteau n’est pas un burin.
  • l’Histoire est jalonnée de massacres à l’arme blanche perpétrés à l’aide de lames façonnées dans toute sortes de métaux et même de pierres.
  • Les fabricants proposent d’excellents rapports qualité/prix sans qu’il soit nécessaire de se prendre la tête avec le type d’acier proposé. Il suffit d’éviter les grosses m****s tape à l’ oeil.

Quel couteau acheter ?

Chaque personne doit choisir SON couteau car en plus des caractéristiques « techniques », il faudra aussi tenir compte du poids, de la taille et de l’ergonomie de la poignée. Bref, du ressenti général.

Pour ma part, j’ai choisi trois couteaux :
  • Un modèle polyvalent. Il mesure 26 cm pour une épaisseur de lame de 4 mm. L’acier est un inox chinois qui, manifestement, tient la route. La lame est de type drop point à émouture scandinave. C’est le couteau que je pourrais porter en toutes circonstances.


  • Un petit pliant qui prendra place au fond d’une poche ou d’un sac. Bien pratique pour les petits travaux.


  • Un gros couteau de camp également à vocation tactique. A n’utiliser qu’en cas d’extrême nécessité.


Viktor

Préparez vous !

1 commentaire:

  1. On est d accord. Pas besoin de mettre 150 ou 200 euros dans une lame. Le couteau de survie, c est l outil tranchant qu on aura à portée de main le jour où on en aura besoin, et il fera l affaire quoi qu il arrive . Ca pourra meme etre une lame de patin à glace comme dans seul au monde

    RépondreSupprimer